Quand notre animal de compagnie s'en va ! |

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Quand notre animal de compagnie s’en va !

(article inspiré des études du Docteur M.Allmen-Balmelli)

La mort d’un être proche est une perte, nous ne pouvons échapper à ce moment mais il est en notre pouvoir de tout mettre en œuvre pour que cette épreuve se passe au mieux, avec respect, dignité et un amour infini.

Toute perte, qu’il s’agisse du décès d’une personne proche ou d’un animal, génère un passage à vide : bouleversés, nous n’avons plus de repères et ressentons un manque terrible ; le temps s’arrête, surtout si l’évènement est subit et inattendu ; le sol se dérobe sous nos pieds, tout semble sens dessus dessous.

Pendant un moment, c’est le chaos, le naufrage.

Il faut alors pouvoir refaire surface, retrouver des ancrages, des appuis, des certitudes.

Mais pour y arriver, il faut du temps, et même si ce temps est court il y a des étapes à parcourir, celles du cheminement du deuil.

Ces étapes ont été étudiées par de nombreux spécialistes, et sans aller dans les détails, il est possible de distinguer cinq grands pas à franchir :

- le choc initial
- le déni
- la révolte et la colère
- la tristesse et le chagrin
- l’acceptation

Le passage à travers ces étapes peut se faire dans cet ordre ou différemment : certains croiront longtemps être déjà au stade de l’acceptation alors qu’ils n’auront jamais visité leurs émotions profondes.

Le cheminement se fait souvent par boucle, les différentes émotions refaisant périodiquement surface pour rappeler que le processus est encore en route.

Ainsi, lors du deuil d’un animal, le sentiment de vide, de manque, voire d’abandon revient par vagues à des moments bien précis, toutes les fois où l’on fait quelque chose qui nous le rappelle ou qu’on avait l’habitude de partager avec lui : passer près de l’emplacement où se trouvait son panier, se promener, ouvrir le frigo, regarder la télé, ouvrir la porte…

La révolte contre le sort ou le destin peut refaire surface à chaque fois que l’on pense à son ami et il est difficile de décolérer face à l’indifférence ou l’incompréhension des autres.

Quant à la tristesse, légitime, compréhensible et nécessaire, elle n’est souvent pas accueillie comme elle le mériterait : on a peur qu’elle nous mène trop loin, qu’elle nous submerge, on craint l’effondrement et surtout on ne trouve que rarement du temps à lui accorder.

Un autre frein important est la honte de pleurer pour un animal, de montrer sa tristesse devant les autres.

ll est vrai que devant la misère qui frappe certaines régions du monde il est légitime de se demander si nous n’entretenons pas des liens parfois exagérés avec nos animaux de compagnie : nous dépensons beaucoup d’argent pour les nourrir, les soigner et les choyer alors qu’ailleurs les moyens pour alimenter et soigner les personnes font cruellement défaut.

N’est-ce pas fou, n’est-ce pas un signe de décadence ou d’opulence inappropriée ?

Peut-être, mais en attendant, nos animaux sont là, ils nous entourent et partagent notre vie.

Ce sont des êtres vivants, avec leurs besoins et leurs attentes, et en tant que tels ils ont droit au respect, aux soins et à notre attention.

Ceux qui ont partagé un moment de leur vie avec un animal le savent, on ne leur résiste pas ; les liens se créent parfois malgré nous, il devient vite impossible de ne pas les aimer, et ils nous le rendent bien.

Dès lors, leur mort les arrache à notre affection, la séparation est dure, nous entrons en période de deuil.

On constate que tout se passe mieux pour les personnes qui ont de temps en temps pensé au jour final de leur animal, franchissant peu à peu les différentes étapes de préparation à ce futur deuil.

En conclusion, le plus important pour les personnes sentant leur animal proche de la mort ou l’ayant perdu est de pouvoir reconnaître, accueillir et exprimer les émotions qu’ils vivent, les pensées qui leur passent par la tête et les questions qui les perturbent.

Ceux qui sauront exprimer leur colère et leur révolte, accueillir leur tristesse et trouver des moments pour laisser couler leurs larmes, ceux qui se donneront l’occasion d’en parler et de partager leur chagrin, ceux qui feront un rituel pour marquer la disparition de leur animal, tous ceux-là auront moins de mal à faire leur deuil.

Faire le deuil de son animal disparu, ce n’est pas l’oublier, mais pouvoir passer à autre chose en ayant intégré son souvenir dans son cœur.

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